UN ACCORD BIEN VENU

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Le 19 avril dernier, le gouvernement et les syndicats ont signé un protocole qui devrait mettre fin aux mouvements récurrents dans le secteur de l’éducation depuis plusieurs années ; le summum ayant été atteint depuis la rentrée scolaire en cours. C’est ce qu’espèrent en tout cas les différents acteurs, surtout les parents d’élèves et les apprenants, exaspérés par les perturbations que connaissent régulièrement les cours.

Considéré comme le fruit de plusieurs semaines de discussions inclusives, cet accord issu des travaux du groupe de travail créé ad hoc, a été paraphé par les fédérations des syndicats d’enseignants membres du Cadre permanent de concertation ( CPC) , la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo ( CSET) et le gouvernement. « Il vise à rétablir le climat d’apaisement et de sérénité nécessaire au bon déroulement des activités pédagogiques et scolaires qui ont été perturbées depuis le rentrée scolaire 2017-2018 par des mouvements récurrents de grève » peut-on lire dans le communiqué publié à l’issue de la cérémonie d’ouverture par le Premier ministre Sélom Klassou, qui l’a présidée.

De fait, malgré quelques réserves exprimées ça et là, les cours ont repris dans la quasi-totalité des établissements publics répartis sur le territoire. En espérant que cela ne soit pas de courte durée. Pour arriver à ce résultat, l’Etat a consenti des efforts et pris des engagements. Gageons qu’il saura les respecter parce que l’un des reproches qui lui est souvent fait par les partenaires sociaux, est de ne pas tenir ses promesses. Il y a intérêt. Comme l’ensemble de la communauté nationale d’ailleurs. En effet, cette formation au rabais et à l’à peu près qui est offerte de plus en plus aux élèves, du fait de la récurrence des grèves observées dans l’éducation nationale depuis plusieurs années, ne saurait constituer une option. Aussi, si on y ajoutait le niveau général de plus en plus faible, phénomène qui n’est cependant particulier au Togo, il y a lieu de s’inquiéter pour le futur de notre pays ; les médiocres ou même les passables, n’ayant jamais fait prospérer une nation. En s’investissant pour une sortie définitive de crise avec des engagements fermes et forts, le gouvernement a aussi coupé l’herbe sous le pied de tous ceux qui rêvaient, voire appeler à la jonction des luttes : enseignants, agents de santé et bien évidemment acteurs politiques.

Ce désamorçage ne doit pas être qu’opportun, car dans ce cas de figure, l’effet boomerang pourra être bien plus désastreux. Quant aux enseignants, il est clair qu’ils ont compris qu’il faut savoir finir une grève. Car le pourrissement est nécessairement préjudiciable à tous, en commençant par eux-mêmes, et surtout à leurs élèves. N’est-ce pas d’ailleurs ces derniers les plus importants, in fine ?

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