26 candidats recalés à l’OTR : Ni magouille, ni corruption

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Lors d’une conférence de presse organisée le 15 mai dernier, des recrues des douanes togolaises ont soutenu avoir été recalées, après avoir pourtant pris fonction suite à un mois d’essai. Depuis, des accusations relayées par la presse et les réseaux sociaux font état de magouille et de corruption sur ce dossier, au plus haut niveau de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Selon pourtant des informations que nous avons pu recouper, ces rumeurs ne sont pas fondées et les procédures à l’OTR ont été respectées.

Tout est parti d’un concours de recrutement lancé en juillet 2017 par l’OTR. Celui-ci visait à renforcer le personnel de cette régie financière et  les candidats devaient postuler soit pour les impôts soit pour les  douanes. Le processus de sélection qui comprenait  cinq phases notamment la sélection sur étude de dossier, le test écrit, le contrôle d’aptitude au service militaire, l’interview pour l’admission provisoire et  l’enquête de moralité, ainsi que  la formation

militaire auprès des services compétents, a permis de déclarer « admissibles » 136 candidats pour l’option douane à l’issue des épreuves écrites. Et comme le stipulaient  les termes de référence du concours, ces admissibles devraient passer le contrôle d’aptitude au service militaire. Les résultats de ces tests sont sortis au moment où les 26 recalés et tous les autres candidats retenus pour la phase d’admissibilité y compris ceux des impôts effectuaient un essai au sein de l’Office. L’attestation provisoire de prise de service signée par le Commissaire général, Philippe Kokou TCHODIE, spécifiait clairement qu’il s’agit d’une « période d’essai concluante de trois mois renouvelable comprenant le stage et la formation, sous réserve de passage aux textes complémentaires d’admission ». Contre toute attente, ces candidats se fondent  sur cette attestation pour soutenir  avoir été « recrutés au poste d’agent de surveillance du territoire douanier ».  Criant donc à la machination et à

la magouille de l’OTR qui les aurait  recalés de la fonction. Une source proche de l’Office dit comprendre l’amertume et la déception de ces recalés dans un pays où il est difficile de trouver un emploi alors qu’ils sont très proches du but.  Mais «leurs disqualification des étapes suivantes ne fait suite à aucune manoeuvre frauduleuse», poursuit la source.  Juridiquement,  nous n’avons aucune responsabilité car nous avons été clairs avec eux sur le processus de sélection. Au moment où ils déposaient les dossiers, ils en ont été  mis au courant. Bien  plus, au cours des échanges,  les responsables de l’Office leur ont également rappelé qu’ils n’étaient que des admissibles, et qu’à la suite des

étapes suivantes, certains pourraient être éventuellement  déclarés inaptes », confie notre source. Selon notre interlocuteur, une période d’essai ne peut être assimilée à une prise de fonction.  D’ailleurs précise-t-il, dans le droit du travail, la période d’essai peut être rompue par l’une ou l’autre partie sans qu’il n’y ait à s’expliquer mais en l’espèce, « nous leur avons expliqué que c’est pour des raisons de santé. Si nous ne l’avions pas fait, nous aurions été tenus pour responsables en cas d’accident » explique l’interlocuteur. Notons que pour compenser la place de ces 26 recalés, l’OTR a rappelé 22 autres candidats qui avaient échoué  au test écrit, par ordre de mérite,  et  ont suivi la formation militaire.

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