Campagne cotonnière 2021-2022 : Olam table sur 135 000 tonnes

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Récolte du coton

Lancée officiellement le 9 juin dernier, la campagne cotonnière 2020-2021 sera meilleure que celle de l’année précédente. C’est ainsi que se résume l’engagement du groupe singapourien Olam international, principal actionnaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).

Après la baisse de production de coton de 43%, au terme de la campagne 2020-2021, Olam international s’engage à améliorer le rendement de la nouvelle saison. « La campagne qui s’ouvre devra traduire de manière irréfutable notre volonté d’honorer l’engagement que nous avons collectivement pris devant le Chef de l’Etat, celui de produire 225.000 t de coton graine en 2025», a indiqué Martin Drevon, directeur général adjoint chargé des opérations à la NSCT.

En effet, en 2020, la production s’est chiffrée à 66.000 t de coton graine contre 117.000 t pour la campagne précédente, soit une baisse annuelle de 43%. Cette baisse, selon le groupe, se justifie par la faible pluviométrie due au changement climatique, et l’utilisation des semences et intrants de mauvaise qualité et aussi le manque d’organisation des producteurs.

Nouvelles stratégies

Pour atteindre son objectif de production de 135 000 t, le lancement de cette campagne a été marqué par une rencontre de réflexion entre les différents acteurs de la filière avec pour objectif : la mobilisation des cotonculteurs autour de nouvelles actions visant à assurer une meilleure production. En effet, le groupe ambitionne un contact permanent avec les acteurs. « A ce propos, le groupe entend améliorer sa base de données dans les zones où intervient la NSCT pour mieux connaître les producteurs et leurs besoins », a souligné Martin Drevon, directeur général adjoint chargé des opérations à la NSCT.

Les nouveaux dirigeants de la NSCT optent également pour la rotation de culture en vue de permettre aux producteurs de disposer d’autres sources de revenus en attendant la récolte du coton. Cette année, la culture choisie est celle du soja. Toujours dans une perspective d’amélioration de la production, les dirigeants vont également encourager la baisse d’utilisation d’engrais chimiques au profit des intrants certifiés.

Outre ces mesures, Olam annonce opter pour un système d’alerte météorologique pour éviter les désagréments climatiques liés à la pluviométrie subis lors de la campagne précédente.

L’accompagnement financier

Ces différentes stratégies annoncées seront appuyées par des financements de taille. Le groupe annonce un investissement de 4,6 milliards FCFA dans la nouvelle campagne. Ce fonds servira à la rénovation des infrastructures industrielles et des outils informatiques, des logiciels de gestion qui vont être installés pour gérer l’environnement des producteurs et le SAP, progiciel de gestion intégrée de la société.

Le groupe précise que particulièrement, 2,5 milliards FCFA serviront pour la rénovation des usines et le reste pour les remplacements de pièces détachées ainsi que les outils informatiques.

Parallèlement à cet investissement, la NSCT prévoit de préfinancer la nouvelle campagne cotonnière à hauteur de 9 milliards FCFA pour l’achat des intrants pour les 180 000 hectares prévus et des avances de fonds pour les gros producteurs de coton. Ces ressources, informe le groupe, seront récupérées en fin de campagne.

« Des tracteurs seront mis à la disposition des producteurs qui n’ont pas les moyens financiers. Nous disposons également des appareils de récolte, pour ceux qui veulent récolter », informe le président de la Fédération nationale des groupements des producteurs du coton, Kouroufei Koussouwè.

Combler les attentes

En 2020, le gouvernement a décidé de privatiser la NSCT, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022).

« Cette volonté de céder tout ou partie de ses actions dans le capital social de la NSCT répond au souci du gouvernement de trouver un partenaire stratégique de renom, disposant de l’expertise nécessaire, susceptible de contribuer, dans le domaine de l’Agro-industrie, à l’atteinte des objectifs de l’axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018 2022), notamment en ce qui concerne le secteur cotonnier », avait expliqué le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya aux parlementaires à l’adoption de la loi autorisant l’Etat à céder ses parts au capital de la NSCT.

Il s’agit pour l’Etat de parvenir à une augmentation des rendements, à une modernisation de l’outil industriel afin d’améliorer la collecte du coton et les performances d’égrenage, de développer j1la marque « coton made in Togo », ceci afin de jouir d’un différentiel de prix par rapport à la qualité.

Pour le président du conseil d’administration Pré Simféitchéou, l’objectif de production de 135 000 t, « est en phase avec la vision du gouvernement qui veut faire du coton le levier du développement des communautés de base ».

 

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