Démarrage imminent des travaux de protection de la côte transfrontalière Bénin-Togo

0
710
Kokou Edem Tengué, ministre togolais de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière

Dans le cadre de la mise en œuvre du volet régional du Projet d’Investissements, de Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA),  deux contrats d’exécution relatifs aux travaux de protection à long terme de la côte transfrontalière Bénin-Togo ainsi qu’au contrôle et surveillance,  ont été signés lundi dernier à Cotonou.  Ils sont annonciateurs du démarrage imminent des travaux.

En tenant compte de l’approche régionale du Projet d’Investissements, de Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA), le Bénin et le Togo ont ensemble décidé de confier les travaux de protection de la côte transfrontalière des deux pays à une seule entreprise, de même que le contrôle de ces travaux.

De fait, c’est la société  BOSKALIS INTERNATIONAL BV qui a été sélectionnée pour la réalisation des travaux pour un montant de 41.646.182.783 francs CFA, tandis que le  groupement d’études du bureau de contrôle INROS-LACKNER aura à sa disposition   1.382.502.130 francs CFA  pour en assurer la surveillance.

La signature de ces  contrats marque le démarrage officiel des travaux de protection du segment de côte transfrontalier Agbodrafo au Togo jusqu’à Grand-Popo et de la bouche du Roy au Bénin.  Pour  Kokou Edem Tengué, ministre togolais de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, « c’est une étape importante dans la concrétisation de la volonté maintes fois affirmée du Chef de l’Etat,  d’apporter une réponse  définitive au phénomène de l’érosion côtière ».

Pour rappel, le  Bénin et le Togo partagent un littoral long de 180 km dont 125 km du côté du Bénin. Ces côtes font objet d’une érosion pouvant atteindre 12 à 30m par an aux points critiques, d’une dégradation des écosystèmes et des inondations récurrentes.

Le programme WACA a été élaboré en réponse à ces problèmes grâce au financement de la Banque Mondiale. Selon   Makhtar Diop, vice-président de la Banque Mondiale pour la Région Afrique, « le Projet d’investissement dans la résilience-WACA est une réponse collective au besoin urgent de lutter contre la dégradation du littoral selon une approche régionale et intégrée. Cette opération va permettre de renforcer la résilience des populations ouest-africaines et transformer leurs moyens de subsistance ».