Droits de l’homme et de l’enfant : les médias ont leur charte !

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Les organisations de Presse ont signé la charte à Lomé

Les professionnels des médias du Togo se dotent d’une charte pour la prévention des conflits et de la protection des droits de l’homme et de l’enfant. Elle a été signée ce mardi à Lomé. Le ministère en charge de la communication, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et les organisations des médias ont ensemble signé le document. Cette signature engage les médias à intensifier leurs actions en faveur de la prévention de la paix et du respect des droits de l’homme et de l’enfant.

« Nous sommes partis d’un constat qu’il y a la résurgence de certaines formes de violence et qu’il y a nécessité que les organes de presse puissent se doter d’une certaine règle de conduite au niveau du traitement des informations » a souligné Aimé Ekpe, président de l’Observatoire Togolais des Médias.  La signature de la charte entre la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, le ministère en charge de la communication et les partenaires que sont les organisations de presse, fait alors suite à une série de formations et de sensibilisations axées sur cette problématique.

Grâce à l’accompagnement du PNUD et de l’UNICEF, les médias pourront produire des articles, des messages ou des émissions, allant dans le sens de la prévention des conflits, de la protection des droits de l’homme et de l’enfant. Raison de plus pour Pitalounani Telou, président de la HAAC de rappeler aux médias le rôle qui leur incombe dans la préservation de la paix sociale.

L’engagement

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A droite, le ministre de la communication, Foli-Bazy Katari

« En vous engageant à travers la charte que vous avez signé, vous allez mener dans les prochains jours et mois, des actions concrètes dans le cadre de la responsabilité sociale du journaliste en vue de promouvoir la paix, le dialogue, les droits de l’homme et de l’enfant », a déclaré le président de la HAAC.

La signature de cette charte intervient aussi peu avant la tenue des élections présidentielles 2020. Période où naissent des violences non-justifiées. Le président de la HAAC a saisi alors cette occasion pour exhorter les médias à « jouer pleinement et professionnellement leur rôle » sans se substituer aux leaders politiques.

Bassane RAMINA