Faisons-nous compter !

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Après quelques couacs au démarrage, dus en partie à une sensibilisation insuffisante, à une communication déficiente ainsi qu’à des questionnaires parfois déroutants pour le citoyen lambda, le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) est désormais sur de bons rails. Il devrait en principe, sauf ultimes difficultés ou sortie de route, être bouclé cette fin de semaine. Cette dernière ligne droite exige l’engagement de tous et sans réserves,  au-delà des appartenances politique, religieuse, ethnique ou de quelque nature.

En effet, loin des polémiques que son début a pu faire naître, le RGPH est avant tout une opération d’intérêt national. C’est elle qui permet, à des intervalles de 10 ans, de collecter les données sur les populations et l’habitat. Ce n’est donc pas une démarche neutre. En recensant tous les individus installés sur le territoire national, quels que soient leur nationalité, âge, sexe ou leurs logements, le RGPH fournira à l’Etat togolais, grâce aux informations collectées, les ressources pour réaliser ses planifications en vue de  l’amélioration de nos conditions de vie dans différents secteurs :  éducation, emploi, santé, logement, accès à l’eau et à l’électricité, assainissement etc.

Bien plus, l’opération va permettre de disposer des indicateurs nécessaires au suivi et à l’évaluation des agendas nationaux tels que la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et les agendas internationaux notamment les ODD, l’agenda 2063 de l’Union africaine, etc.

Elle offrira par ailleurs l’occasion de connaître la situation sociale de la population, y compris celle des plus vulnérables, notamment les personnes vivant avec un handicap, les orphelins, les personnes âgées et les femmes à des niveaux géographiquement désagrégés.

C’est dire donc que la structuration de notre modèle économique et social, et plus trivialement la projection dans notre avenir et celui de nos enfants, seront en grande partie fonction des données collectées. Il ne serait donc pas inutile, en sus de l’appel à se faire recenser et à réserver un accueil courtois aux agents, d’insister sur le caractère réel des informations que nous fournissons à ceux-ci.

Parce qu’ils ne sont pas dans une démarche d’espionnage ni de renseignement au profit de quelque administration que ce soit, il serait contreproductif de transformer les échanges avec eux en une litanie de fausses informations. L’esprit de responsabilité de chacun  devrait ainsi prévaloir sur toute autre considération.