François Boko reste en France

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L’ancien ministre François Boko devenu opposant ne rentrera pas au pays. Il a été empêché à l’aéroport Charles De Gaulles ce jeudi pour son retour annoncé d’embarquer à bord de Air France.

« Je déplore l’attitude des autorités de mon pays le Togo qui ont interdit à Air France de m’embarquer ce matin à Roissy Charles de Gaulle. Ce comportement d’un autre temps est indigne et contraire à l’esprit de paix et de réconciliation », a-t-il aussitôt réagi sur son compte Twitter précisant qu’il lui a été signifié « ainsi qu’à mes accompagnateurs que c’est sur ordre des autorités du Togo ».

Alors qu’il entame les formalités avec l’un de ses avocats, américain, venu directement des USA pour continuer ensemble le voyage, l’ancien ministre de l’intérieur a été confronté à sept policiers français qui ne semblaient être sur les lieux que pour lui. Ils l’ont facilement repéré, suivi pendant quelques minutes avant de lui retirer son passeport français. Quelques concertations puis le document de voyage rouge bordeaux lui a été remis. Mais il a été empêché de se rendre à Lomé. L’intéressé n’a pas opposé de résistance et a, rapidement, entamé les procédures pour l’annulation de son billet d’avion ainsi que ceux de son avocat et de la demie dizaine de personnes qui devraient rentrer au Togo avec lui.

A la veille du départ de Boko, hier mercredi, la France qui a fini par céder à la pression togolaise lui a proposé de reporter le voyage pour sa propre sécurité. Mais l’ancien ministre qui n’a pas voulu se soumettre s’est rendu à l’aéroport avant de se voir interdire d’embarquer.

Son retour avait été préparé par Washington et Paris mais Faure Gnassingbé, 53 ans et président du Togo depuis 14 ans avait refusé d’avoir tout contact direct avec l’intéressé.

Avec Africa Strategie