Le brillantissime professeur pour réformer l’école togolaise

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S’il y a des nouveaux ministres dont la nomination a fait des mécontents et des inquiets, le Pr Dodji Kokoroko en fait partie. Non pas sur ses qualités ni compétences qui ne souffrent, y compris à l’épreuve,  d’aucune discussion possible. Mais simplement parce que le monde universitaire pleure en effet le départ de son  président,  qui en à peine quatre ans, aura transformé le visage de l’Université de Lomé(UL). Sa belle réussite à la tête du temple du savoir fait augurer du saut qualitatif qu’il pourra faire faire à l’école togolaise.

Ses premiers mots à l’endroit de ses nouveaux partenaires et administrés en disent long sur la méthode et les ambitions du Pr Dodzi Kokoroko. Lors de la passation de service intervenue au lendemain de sa nomination au ministère des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’Artisanat, il leur a lancé : « je n’ai pas de baguette magique pour les enseignants du Togo, mais je vous propose un challenge simple : bâtir les hommes, les édifices et les institutions ».

Et bâtir, le jeune ministre s’y connaît. En 4 ans , il a réussi à hisser l’UL au niveau des normes et standards internationaux grâce à un Plan directeur de développement adopté 1 an après son arrivée et dont les axes essentiels tournent autour du développement spatial maîtrisé de l’UL, d’une offre de formation diversifiée, adéquate et attractive, d’une recherche de qualité en réponse aux enjeux socio-économiques, d’une vie universitaire épanouie dans un cadre bien aménagé, d’une matérialisation du service à la communauté ainsi que d’une gouvernance institutionnelle moderne et efficace. De son plan,  l’agrégé de Droit disait : «  les grandes exigences portent les grandes réussites, mais exiger sans planifier, n’est que ruine du développement ».

De fait, porté par le slogan qu’il aime à répéter, «  quand le béton va, tout va », le Pr Dodji Kokoroko a réalisé le réaménagement des infrastructures , des réseaux et des espaces. Ceci  a rimé avec rénovation, innovation et sécurisation. Tous les amphis, salles de cours et bâtiments administratifs ont été réfectionnés : badigeonnage systématique, carrelage et réfection/réparation des sièges. Un système de sonorisation dans les amphithéâtres a été mis en place pour permettre le déroulement des enseignements dans de bonnes conditions d’écoute et le restaurant universitaire a connu  une seconde vie dans un cadre plus attractif et plus sain. Les travaux du siège de la présidence de l’UL ont été achevés , de même ceux du second amphi de 1500 places ou encore la rénovation de l’emblématique Cité A, logement des étudiants. Pour relever le défi sécuritaire et sanitaire, plusieurs travaux ont été réalisés dont l’achèvement de la clôture du domaine universitaire , la pose des grilles de sécurité aux entrées principales des facultés, écoles, instituts et services centraux etc…

L’ex-président de l’UL a par ailleurs modernisé les offres de formation dans les grades de Licence et de Masters, mais aussi les canaux pédagogiques liés à la maitrise des NTICs.

Pour redynamiser la vie universitaire, il a œuvré à la mise en place d’un cadre favorable à l’implication responsable des étudiants dans la construction de leur avenir, avec notamment la création d’un Cadre permanent d’échange universitaire à l’Université de Lomé ( CPEU-UL).

C’est fort de la réussite de cette méthode basée sur la concertation et l’inclusion qu’à sa prise de fonctions, il a déclaré vouloir « compter sur l’encours et le concours des syndicats des enseignants et de tous ceux qui font vivre quotidiennement le monde de l’éducation au Togo » pour réaliser a-t-il indiqué, «  le rêve de changer le visage des enseignants et de l’enseignement au Togo ». «  Je crois énormément aux talents et aux idées devant les difficultés tout autant que les avancées que seront les nôtres » car il en est convaincu, «  quand l’école va, la République se porte bien ».

Aux âmes bien nées…

A 43 ans à peine, Dodji Kokoroko a déjà un CV impressionnant,  long comme le bras , et une expérience professionnelle que lui a construite son brillant parcours universitaire. Docteur en Droit public à 28 ans, agrégé en Droit public et Sciences politiques à 30, cet expert en Droit public et Sciences politiques, en Médiation et résolution de conflits, en Elections dont il a obtenu une Certification en administration à l’Institut de préparation à l’Administration générale à Paris, est professeur titulaire depuis 2014. Avant d’être nommé Président de l’UL, il fut de 2008 à 2016  Directeur du Centre de Droit Public (CDP), de 2012 à 2016 Vice-Doyen de la Faculté de Droit et Doyen  de la même Faculté en 2016, et de  2009 à 2012  Directeur de l’Ecole doctorale.

Le  plus jeune Président d’Université de l’histoire de notre pays est  par ailleurs professeur  invité aux Universités de Poitiers et de Bordeaux et professeur associé à plusieurs Universités africaines. Il est  consultant international auprès de l’organisation des Nations Unies (ONU) , du Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Européenne (UE) et du Département fédéral des Affaires étrangères de la Confédération Suisse.  Sa dernière mission fut celle de médiation et de bons offices au Mali pour le compte de la CEDEAO en août 2020.

Celui dont ses collègues disent qu’il a apporté de « l’énergie, de l’innovation et de l’expertise pointue » à l’Université  tandis que ses étudiants peignent un « professeur qui te fait aimer le droit et un réformateur », est auteur d’une dizaine de  publications.

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