Les acteurs ministériels et des institutions de la République échangent sur les recommandations de l’Examen périodique universel

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Au terme de l’Examen périodique universel (EPU) au titre du 3ème cycle présenté le 24 janvier 2022 à Genève, 224 recommandations ont été formulées à l’endroit du Togo qui est appelé à donner sa position sur chacune d’elles à la fin de ce mois de mars. C’est dans cette perspective que le gouvernement à choisit d’organiser des rencontres de concertations avec les administrations publiques, la commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et les organisations de la société civiles. Une telle rencontre a déjà été faite entre la CNDH et les OSC. Ce 22 mars 2022, le même travail s’est poursuivi à l’hôtel la Concorde à Lomé avec les directeurs de cabinet et les secrétaires généraux des départements ministériels et institutions de la République.

Il est question, à travers cette rencontre de restituer les résultats de l’examen et d’échanger sur les recommandations adressées au Togo d’une part, de procéder à leur examen afin de donner la position du pays sur chacune de ces recommandations. « Autrement dit, il s’agit de signifier, pour chacune d’elles, si le Togo l’accepte ou la note », a expliqué le ministre des  droits de l’homme, Christian Trimua.

« Il faut noter que sur les 224 recommandations, il y a environ une dizaine qui font polémiques à l’instar de la question des migrants, celle de l’harmonisation des peines relatives au viol classique et celui conjugal, celle de ratification du code pénal international…. C’est autour donc de ces questions que les travaux d’aujourd’hui vont s’orienter », a souligné Yaovi Sronvie, président de la CNDH.

Les participants ont au cours de cette rencontre, pris  connaissance du contenu exact de chaque recommandation à travers des échanges et une harmonisation de leurs points de vue. Ils ont surtout passé au peigne fin chacune d’entre elles afin d’amener chaque acteur à se l’approprier, puis recueilli les avis des uns et des autres, l’objectif ultime étant d’analyser la pertinence de chacune des recommandations en vue d’éclairer la prise de décision au niveau du gouvernement.

Pour la CNDH, c’est l’État qui est officiellement le seul responsable de la mise en œuvre des recommandations du rapport final. Mais la CNDH, les ODDH et les autres parties prenantes ont un rôle important à jouer dans le suivi et le soutien à la mise en œuvre des recommandations spécifique. C’est pourquoi, elle a exhorté les participants à faire le leur l’EPU, en vue de l’adoption et de la mise œuvre efficace et efficiente de ses recommandations.

Il faut souligner que le Togo devra donner sa position sur chacune des recommandations acceptée ou notée au plus tard lors de la 50ème session du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) en juin juillet 2022.