L’hôtel Sarakawa abrite du Max Amegee

0
627
Maximilien Dotsé Amegee

Depuis quelques semaines, les murs de l’hôtel Sarakawa sont décorés aux couleurs des tableaux de Max Amegee, artiste plasticien et avocat, membre du Barreau de Paris.

En effet, on y retrouve une dizaine de tableaux, entre autres : Source, Saxo, Etincelle, Elle chante la couleur, Ahoefa, La Grace, Babacar, Gbénondou (vision et solidarité), les 4 éléments et Oracles. Ces œuvres exposées sont conçues à base de l’acrylique, de l’huile à l’eau et du couteau.

S’agissant du thème présenté par ses œuvres, Max Amegee confie : « J’éprouve une obsession véritable qui singularise mon œuvre : le profil au sens propre de la femme ou l’homme aux mille couleurs. Il s’agit de l’humanité rassemblée en un. J’ai dû nommer un de mes tableaux qui n’a pas fait le voyage « Le Singulier Pluriel (2015) » ».

Pour l’artiste, « la pluralité est un élan universel qui est nécessairement rassembleur. Je suis d’une culture ouverte sur le monde. Rien qu’à observer la diaspora africaine, il est patent que nous allons facilement chez les autres autant que nous savons très bien les accueillir. Même si la diversité ethnique a été quelques fois un alibi politique, elle reste une richesse incommensurable. Je suis le fruit d’un mélange, d’une connexion géographique inattendue. Ma grand-mère maternelle était peuhl du nord du Cameroun. Je n’ai pas eu l’occasion de lui demander « mais dis-donc tu n’as pas trouvé plus près ? (Rire) » Un cœur qui veut aimer ne pose pas de question futile ».

The circle of trust, Max AMEGEE (MA)
Technique : acrylique et huile à l’eau, 230×160 cm (Juin 2022)
Tous droits réservés

Il est donc impératif pour Max que : « nous préservions notre identité culturelle dans le courant universel. Et c’est pourquoi j’ai nommé mon exposition « les identités remarquables » ». Aussi en déduit-il que : « demeurer entier est une logique mathématique ».

« Maximilien Dotsé Amegee que l’on peut qualifier de mastodonte de la culture et de l’art, non point par sa taille, mais par son immense talent, est né en 1970 à Lomé où il a fait son cursus primaire et la majeure partie du secondaire. Humble et affable, cet avocat au Barreau de Paris est aussi diplômé en philosophie », révèle Ernest Kavege, écrivain-poète.

« Très tôt, il s’est découvert le talent de dessinateur ; à douze ans déjà, avec des moyens rudimentaires (peinture antirouille, et peintures verte, jaune et rouge), il fait un portrait de Peter TOSH sur du bois de 45/70 cm qui sera exposé lors de la semaine culturelle au CEG BOKA à Lomé. Au Lycée MABILLON à Sedan où il décroche son baccalauréat, son autre de professeur de dessin, à la peinture à huile, couteau, pastel et fusain, ses peintures sur toiles sont exposées par ce dernier le vendredi avant les vacances de fin d’année scolaire. Certaines sont restées à l’atelier », continue-t-il.

Rappelons que Max Amegee a à son actif, plusieurs centaines d’œuvres dont plusieurs ont été acquises par des collectionneurs comme Edem Kodjo et l’Ambassade de France à Lomé, de prestigieux cabinets d’avocats parisiens et des anonymes, et qu’il collabore depuis 2014 avec des Galeries d’art.

Il compte des expositions en Allemagne et en France, un vernissage à Paris, des illustrations pour plusieurs éditeurs, ainsi que deux participations à la Biennale du Palais de Paris.

En reconnaissance de son talent, Max a été nominé en 2016 pour le Prix des Arts plastiques de Belgique. En 2019, il est lauréat du Prix Bâtonnier Toulouse à l’issue de la Biennale du Palais de Paris.

En attendant son vernissage à l’hôtel Sarakawa, l’on peut toujours y faire le déplacement pour savourer les œuvres de l’artiste.