Lutte contre les faux médicaments : l’heure de la riposte…

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faux médicaments
Illustration faux médicaments

La capitale togolaise accueille du 17 au 18 janvier prochain, un sommet consacré à la lutte contre les faux médicaments. Il faut noter qu’il ne s’agira pas d’une simple réunion. Vu l’importance de la thématique, l’initiative de Lomé connaîtra la participation de plusieurs chefs d’États africains. Ceux-ci procéderont par ailleurs à la signature d’un manifeste criminalisant le trafic de faux médicaments.

Un faux médicament selon l’OMS, est un médicament délibérément frauduleux. Il est muni d’une étiquette n’indiquant pas son identité et/ou sa source véritable. Parmi ces produits contrefaits, il y en a qui contiennent de bons ou de mauvais réactifs. Dans d’autres,  le principe actif est insuffisant ou le conditionnement a falsifié.

Dans la plupart des cas, la prise de ces faux médicaments s’avère inefficace. Certains se révèlent même dangereux et préjudiciables à la santé publique. À en croire les statistiques de l’OMS, au moins 900.000 Africains meurent chaque année pour avoir fait confiance à de faux médicaments.

À ce jour, très peu d’informations subsistent sur l’ampleur de ce phénomène. On sait cependant qu’il affecte les pays développés comme ceux en développement. Mais il touche davantage les pays où la fabrication, l’importation, la distribution, l’approvisionnement et la vente des médicaments sont moins réglementés et où l’application de la législation manque de rigueur.

Le sommet sur les faux médicaments, initié par le président Togolais Faure Gnassingbé, avec l’appui de la Fondation Brazzaville de Jean-Yves Ollivier sera donc le cadre idéal pour prendre des mesures concrètes. Rappelons que le chef de l’État Faure Gnassingbé y prendra part aux côtés de ses homologues du Sénégal, de Gambie, du Ghana, du Congo, de l’Ouganda ou encore du Niger.

Outre la signature d’un manifeste visant à criminaliser le trafic de faux médicaments, de nombreuses actions restent à entreprendre. Pour l’heure, il s’agira d’encourager d’autres États africains à se joindre à l’initiative. Au Togo, plus particulièrement, il s’agira de mettre en place des mécanismes appropriés de lutte au niveau national.

Clément Gado

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