Ouverture de la troisième conférence du ROGEP à Lomé

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Le Centre pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la CEDEAO (CEREEC), la BOAD, la Banque mondiale organisent depuis ce jeudi à Lomé   la troisième conférence sur l’accélération et la consolidation du développement des systèmes solaires autonomes. Ceci, dans le cadre du Projet Régional d’Electrification hors Réseau (Regional Off-Grid Electrification Project ROGEP). Les participants vont débattre de la façon dont ce projet sera mis en œuvre pour plus d’impact dans les pays bénéficiaires.

Pendant  deux jours, les travaux de cette conférence permettront de présenter les composants et sous-composants du projet, les prochaines étapes de sa mise en œuvre et d’obtenir les contributions des parties prenantes, afin d’améliorer l’accès à l’énergie dans 19 pays. Les échanges porteront surtout sur « le renforcement des partenariats pour une promotion accélérée des systèmes solaires autonomes en Afrique de l’Oust et au Sahel ».

Selon le directeur exécutif du centre ECREEC, M. Mahama Kappiah, sur 395 millions d’habitants que compte la région, environ 244 millions n’ont pas accès à l’électricité.  Dans la plupart des pays, l’accès reste limité et se concentre pour l’essentiel dans les zones urbaines. « Les pénuries d’électricité dans les zones urbaines et le manque d’accès à des services énergétiques modernes, abordables et fiables dans les zones rurales, se heurtent à divers problèmes économiques, sociaux et environnementaux. Car l’accès à l’électricité est un facteur important dans le développement des communautés »,a-t-il fait ressortir. C’est pourquoi le ROGEP ambitionne d’atteindre les objectifs de la CEDEAO, en matière d’énergies renouvelables, pour 2020-2030.

Pour les partenaires techniques et financiers, notamment, la Banque Mondiale, la BOAD, le Fonds Pour les Technologies propres, il est indispensable de mettre en place un marché solaire impliquant les autorités politiques, les institutions de financement, les entreprises du solaire et les usagers, dans le cadre d’un écosystème. Ils ont, par la même occasion, réaffirmé leur disponibilité à soutenir le projet. « En tant que partenaires financiers, nous nous intéressons à la composante 2 qui consiste à faciliter  l’accès au financement pour les entreprises et nous agirons à travers des emprunts pour soutenir le marché. Cet engagement se traduit d’ailleurs par la décision du conseil d’administration qui a approuvé une ligne de crédit de 140 millions USD de la Banque mondiale ainsi que la gestion du mécanisme de garantie de 62,2 millions USD en faveur des Institutions financières nationales de la zone du projet », a relevé M. Oumar Tembely, directeur du département des financements privés à la BOAD.

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