Promotion du genre: le Togo classé 1er en Afrique de l’Ouest selon le rapport Women, Business and Law 2021 de la Banque Mondiale.

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Le rapport Women, Business and Law 2021 de la Banque mondiale sur les lois et les réglementations qui affectent les opportunités économiques des femmes dans 190 économies, a été publié ce mois de février. Il place le Togo en tête des pays en Afrique de l’Ouest  qui accordent sur le plan législatif et réglementaire les mêmes droits aux hommes qu’aux femmes, et favorise l’équité genre.

La question de l’égalité des sexes et de l’équité genre reste au cœur du débat public dans de nombreux pays. Au-delà de sa dimension sociale, elle est un enjeu économique car pouvant constituer un élément essentiel de la croissance économique. En effet, avec leur poids démographique, les femmes peuvent être des acteurs clés du tissu économique des pays ; si tant est que le cadre législatif et réglementaire ne constitue pas des entraves à leur inclusion.

De fait, pour mieux comprendre comment les discriminations juridiques entravent l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes, le rapport de la Banque mondial « Women, Business and the Law 2021 » (Les Femmes, l’Entreprise et le Droit), analyse les lois et les réglementations qui affectent les opportunités économiques des femmes dans 190 économies. Les pays sont notés sur huit indicateurs que sont : la mobilité, le lieu de travail, le salaire, le mariage, la parentalité, l’esprit d’entreprise, les actifs et la retraite. Ces indicateurs sont structurés autour des lois au début, au cours et à la fin de la carrière des femmes et s’alignent sur les décisions économiques que ces dernières prennent à différentes étapes de leur vie.

Premier de la classe :

Avec un score de 84,4, supérieur à la moyenne des pays évalués en Afrique sub-saharienne (71), le Togo se classe à la 7ème place devant le Liberia, la Côte d’Ivoire, la Mozambique, la Zambie, Tanzanie, Kenya, le Rwanda et en 1ère place en Afrique de l’Ouest. De fait, au  Togo, les femmes se voient accorder 84% des droits reconnus aux hommes. Les résultats du Togo tiennent à ses performances dans les indicateurs comme  la réduction de l’écart entre les sexes en matière de développement, la forte participation des femmes au marché du travail, l’accès à un emploi moins vulnérable et la représentation des femmes dans les parlements nationaux. Ainsi dans le pays, par exemple les règlementations de liberté de circulation, d’accès à l’emploi, de rémunération au travail et des prestations de retraites (pensions), sont les mêmes pour les femmes que pour les hommes. En matière de propriété et de succession, les femmes ne détiennent que 80% des droits dont disposent les hommes.

Confirmation des efforts gouvernementaux :

Pour la Ministre Sandra Johnson, Secrétaire générale de la Présidence, ce classement est l’expression des efforts du gouvernement dans l’amélioration constante et soutenue du cadre réglementaire et surtout la promotion du leadership féminin dans les activités économiques et politiques avec une participation effective et influente des femmes dans les instances de prises de décisions. «  Ainsi, longtemps restés le terrain de prédilection des hommes, pour la première fois au Togo, les postes de Présidente de l’Assemblée Nationale, du Premier Ministre, du Secrétariat Général de la Présidence et du Ministre de la Défense sont revenus aux femmes. On note également un accroissement du nombre de femmes dans l’actuel gouvernement, ainsi que la présence des femmes dans la gestion des communes en tant que conseillers municipaux » relève-t-elle.

Elle note par ailleurs l’esprit entrepreneurial de plus en plus affirmé des  femmes dont le nombre d’entreprises créés par elles est un marqueur important,  favorisé par les nombreuses réformes pour l’amélioration du climat des affaires. Mais aussi par  la mise en place  de mécanismes de financement comme le MIFA, le FNFI ou encore l’octroi de 25% des marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs togolais.

« En vue de garder cette dynamique, d’autres réformes sont attendues dans les prochains jours s’agissant des dispositions légales sur la violence domestique, la discrimination fondée sur le genre de la part des créanciers en matière d’accès au crédit ainsi que la reconnaissance de la contribution non monétaire des femmes au moment du divorce » indique la ministre.

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