Responsabilité sociale des entreprises (RSE) Et révolution industrielle au Togo

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La politique d’industrialisation voulue par le gouvernement togolais et matérialisée par la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) devra, pour porter les ambitions d’un développement inclusif, s’inscrire sans condition, dans une dimension de « Plateforme à Responsabilité Sociale et Sociétale des Entreprises ».

Une chronique d’Edem d’Almeida

Au-delà de son périmètre géographique, elle représente une opportunité forte de repenser nos modes de production (les biens et services) et devra porter les industriels, dans une dynamique éthique, engageante et exigeante, tant sur les défis environnementaux que sur les questions de normalisation et de qualité, en tant qu’acteurs majeurs et moteurs des transitions nécessaires pour le développement du Togo.

Conjuguer les atouts et les vulnérabilités de notre pays pour construire notre propre référentiel de développement ; ainsi semble se résumer la volonté du gouvernement togolais, inscrite dans le Plan National de Développement 2018-2022 et dans sa feuille de route stratégique 2020-2025.

Cette volonté qui trouve ses fondements dans la stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi, n’est-elle pas, en soi, un repère et un cadre catalyseur de l’engagement social et sociétal des Entreprises et de l’Etat pour une révolution togolaise ?

Notre révolution, dans la construction de Partenariats Public-Privé portés au plus haut sommet de l’Etat, vient ainsi intégrer le contexte de la concurrence sous régionale entre Etats, le contexte de notre positionnement à l’échelle mondiale et le contexte d’une transformation structurelle locale dans la réflexion stratégique, pour faire écho au célèbre slogan de René Dubos, « Penser Global, Agir Local ».

D’abord, Penser global…

Les échanges des produits et services, dans un contexte concurrentiel de mondialisation où notre pays a toute sa place à prendre, sont soumis, et le seront davantage, de façon exponentielle, aux contraintes d’interactions face aux exigences des consommateurs et face aux exigences interculturelles ou inter linguistiques qui nécessitent de nombreuses et nouvelles normes, toujours plus universelles.

Les niveaux de conformité normative tant sur un plan national que mondial, au-delà de la simple approche Producteur, Fournisseur et Client, devront être la quintessence    et le  panorama des engagements sociaux et sociétaux pour la transformation structurelle de notre économie, telle qu’insufflée par le Chef de l’Etat et incarnée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, son Excellence Madame  Victoire Tomegah Dogbe.

La feuille de route gouvernementale, dans sa conception, revêt en soi, des principes clé de la Responsabilité Sociale comme levier de performance qui méritent d’inscrire le Togo et les différentes parties prenantes dans une vision de développement  soutenu, inclusif puis durable avec un ancrage territorial marqué par l’innovation et la créativité.

Innover et créer dans la structuration et le développement de filières locales, d’approvisionnement et de sous-traitance, elles-mêmes porteuses d’innovations sociales et économiques en intégrant de nouvelles chaines de valeur, tant pour les industries nouvelles que pour celles déjà existantes.

A l’instar du secteur agricole, axe prioritaire de développement de notre pays, il nous faut relever le défi de créer, de dynamiser, de drainer un écosystème industriel et logistique, lui-même drainant un autre écosystème de champions locaux et performants, terreau fertile pour la promotion de l’investissement.

Ce cercle vertueux et les écosystèmes, ainsi structurés, autour des outils tels que les agropoles, les ports secs ou encore les plateformes logistiques, sont eux-mêmes pourvoyeurs de nouveaux emplois, de nouveaux métiers, de nouvelles compétences et donc de nouvelles filières de formation ; les Instituts de Formation en Alternance

pour le Développement (IFAD) ont une double ambition ; celle d’anticiper sur les besoins du développement industriel et celle de relever les défis du Togo en matière d’Emplois et de Formation, autre terreau fertile pour l’employabilité des jeunes et la création de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

Ensuite, Agir Local…

Si la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) a vocation à booster tout un pan de notre économie, en matière de production, de montée en compétence ou encore de normalisation, elle a davantage le devoir de matérialiser, là encore au-delà de son périmètre géographique, un ancrage territorial fort par le développement dans les territoires d’intervention de ses industries.

A Adétikopé, commune de 56 000 habitants, et pour les communes environnantes, elle a obligation d’y développer une approche RSE plus pratique et plus productrice, pourvoyeuse de richesse au-delà d’une simple approche humanitaire des actions, caution ou prétexte à une certaine paix sociale.

Sous l’impulsion de l’Etat et des acteurs de référence qu’elle mobilise, la RSE doit pouvoir dépasser également le cadre des effets d’annonce et de la stratégie com pour être à son tour un vrai levier de performance cohérent de l’Entreprise dans son environnement immédiat et dans une démarche holistique qui intègre des axes comme :

  • la transition d’une économie de survie vers une économie de vie pour les plus vulnérables
  • la Valorisation du Patrimoine et du Capital Humain
  • la création d’emplois locaux
  • la consommation de produits locaux
  • l’éducation et la formation professionnelle
  • le développement local et la promotion d’activités génératrices de revenus durables et décents pour les communautés
  • l’assainissement et la bonne gestion de l’environnement et du cadre de vie
  • la promotion de partenariats nouveaux entre les entreprises et les dispositifs de l’Etat pour
  • l’insertion et la reconversion professionnelle, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes en particulier.

Cette donne dans la définition des axes stratégiques de notre révolution sera corollaire d’une part, de partages d’expériences, et d’autre part, de réformes structurelles, novatrices et incitatives en posant de nouveaux fondements juridiques d’une part, de partages d’expériences, et d’autre part, de réformes structurelles, novatrices et incitatives en posant de nouveaux fondements juridiques, règlementaires, fiscaux, environnementaux à tous les niveaux de la chaine de valeur.

Toutefois, je n’insisterai jamais assez sur le fait que la RSE est avant tout, un état d’esprit, une attitude, une vision et doit rester ainsi pour lui permettre de révéler le potentiel des ingrédients qui placent l’Humain au cœur des stratégies de développement.

Kofi Annan disait le 24 septembre 2001 à l’Assemblée Générale de l’ONU : “La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat.

Cette réflexion nous encourage à construire des schémas nouveaux d’interaction entre toutes les parties prenantes dans une synergie d’actions.

La politique d’industrialisation voulue par le gouvernement togolais et matérialisée par la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) devra, pour porter les ambitions d’un développement inclusif, s’inscrire sans condition, dans une dimension de « Plateforme à Responsabilité Sociale et Sociétale des Entreprises ».

Au-delà de son périmètre géographique, elle représente une opportunité forte de repenser nos modes de production (les biens et services) et devra porter les industriels, dans une dynamique éthique, engageante et exigeante, tant sur les défis environnementaux que sur les questions de normalisation et de qualité, en tant qu’acteurs majeurs et moteurs des transitions nécessaires pour le développement du Togo.

Conjuguer les atouts et les vulnérabilités de notre pays pour construire notre propre référentiel de développement ; ainsi semble se résumer la volonté du gouvernement togolais, inscrite dans le Plan National de Développement 2018-2022 et dans sa feuille de route stratégique 2020-2025.

Cette volonté qui trouve ses fondements dans la stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi, n’est-elle pas, en soi, un repère et un cadre catalyseur de l’engagement social et sociétal des Entreprises et de l’Etat pour une révolution togolaise ?

Notre révolution, dans la construction de Partenariats Public-Privé portés au plus haut sommet de l’Etat, vient ainsi intégrer le contexte de la concurrence sous régionale entre Etats, le contexte de notre positionnement à l’échelle mondiale et le contexte d’une transformation structurelle locale dans la réflexion stratégique, pour faire écho au célèbre slogan de René Dubos, « Penser Global, Agir Local ».

D’abord, Penser global…

Les échanges des produits et services, dans un contexte concurrentiel de mondialisation où notre pays a toute sa place à prendre, sont soumis, et le seront davantage, de façon exponentielle, aux contraintes d’interactions face aux exigences des consommateurs et face aux exigences interculturelles ou inter linguistiques qui nécessitent de nombreuses et nouvelles normes, toujours plus universelles.

Les niveaux de conformité normative tant sur un plan national que mondial, au-delà de la simple approche Producteur, Fournisseur et Client, devront être la quintessence    et le  panorama des engagements sociaux et sociétaux pour la transformation structurelle de notre économie, telle qu’insufflée par le Chef de l’Etat et incarnée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, son Excellence Madame  Victoire Tomegah Dogbe.

La feuille de route gouvernementale, dans sa conception, revêt en soi, des principes clé de la Responsabilité Sociale comme levier de performance qui méritent d’inscrire le Togo et les différentes parties prenantes dans une vision de développement  soutenu, inclusif puis durable avec un ancrage territorial marqué par l’innovation et la créativité.

Innover et créer dans la structuration et le développement de filières locales, d’approvisionnement et de sous-traitance, elles-mêmes porteuses d’innovations sociales et économiques en intégrant de nouvelles chaines de valeur, tant pour les industries nouvelles que pour celles déjà existantes.

A l’instar du secteur agricole, axe prioritaire de développement de notre pays, il nous faut relever le défi de créer, de dynamiser, de drainer un écosystème industriel et logistique, lui-même drainant un autre écosystème de champions locaux et performants, terreau fertile pour la promotion de l’investissement.

Ce cercle vertueux et les écosystèmes, ainsi structurés, autour des outils tels que les agropoles, les ports secs ou encore les plateformes logistiques, sont eux-mêmes pourvoyeurs de nouveaux emplois, de nouveaux métiers, de nouvelles compétences et donc de nouvelles filières de formation ; les Instituts de Formation en Alternance

pour le Développement (IFAD) ont une double ambition ; celle d’anticiper sur les besoins du développement industriel et celle de relever les défis du Togo en matière d’Emplois et de Formation, autre terreau fertile pour l’employabilité des jeunes et la création de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

Ensuite, Agir Local…

Si la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) a vocation à booster tout un pan de notre économie, en matière de production, de montée en compétence ou encore de normalisation, elle a davantage le devoir de matérialiser, là encore au-delà de son périmètre géographique, un ancrage territorial fort par le développement dans les territoires d’intervention de ses industries.

A Adétikopé, commune de 56 000 habitants, et pour les communes environnantes, elle a obligation d’y développer une approche RSE plus pratique et plus productrice, pourvoyeuse de richesse au-delà d’une simple approche humanitaire des actions, caution ou prétexte à une certaine paix sociale.

Sous l’impulsion de l’Etat et des acteurs de référence qu’elle mobilise, la RSE doit pouvoir dépasser également le cadre des effets d’annonce et de la stratégie com pour être à son tour un vrai levier de performance cohérent de l’Entreprise dans son environnement immédiat et dans une démarche holistique qui intègre des axes comme :

  • la transition d’une économie de survie vers une économie de vie pour les plus vulnérables
  • la Valorisation du Patrimoine et du Capital Humain
  • la création d’emplois locaux
  • la consommation de produits locaux
  • l’éducation et la formation professionnelle
  • le développement local et la promotion d’activités génératrices de revenus durables et décents pour les communautés
  • l’assainissement et la bonne gestion de l’environnement et du cadre de vie
  • la promotion de partenariats nouveaux entre les entreprises et les dispositifs de l’Etat pour l’insertion et la reconversion professionnelle, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes en particulier.

Cette donne dans la définition des axes stratégiques de notre révolution sera corollaire d’une part, de partages d’expériences, et d’autre part, de réformes structurelles, novatrices et incitatives en posant de nouveaux fondements juridiques d’une part, de partages d’expériences, et d’autre part, de réformes structurelles, novatrices et incitatives en posant de nouveaux fondements juridiques, règlementaires, fiscaux, environnementaux à tous les niveaux de la chaine de valeur.

Toutefois, je n’insisterai jamais assez sur le fait que la RSE est avant tout, un état d’esprit, une attitude, une vision et doit rester ainsi pour lui permettre de révéler le potentiel des ingrédients qui placent l’Humain au cœur des stratégies de développement.

Kofi Annan disait le 24 septembre 2001 à l’Assemblée Générale de l’ONU : “La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat.

Cette réflexion nous encourage à construire des schémas nouveaux d’interaction entre toutes les parties prenantes dans une synergie d’actions.

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