Trafic de faux médicaments : les efforts de lutte au Togo

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faux médicaments , covid-19
Pr. Moustafa Mijiyawa, Ministre de la santé du Togo

La lutte contre le trafic de faux médicaments ne cesse de s’intensifier. À chaque riposte, force est de constater que les trafiquants redoublent d’ingéniosité. À travers des moyens de plus en plus douteux, ils continuent de déverser ces produits sur nos marchés. C’est devenu une bataille de longue haleine que mènent plusieurs États, en particulier le Togo.

En prélude au sommet de Lomé sur les faux médicaments, Moustafa Mijiyawa, le ministre de la santé a livré des précisions aux médias publics ce lundi.

Il faut d’abord noter, de son intervention, que le trafic de faux médicaments avoisine les 200 milliards de dollars par an. Selon l’OMS, c’est le plus gros marché noir au monde devant celui de la prostitution et des drogues. Au cours de l’entretien, le patron de la santé est donc revenu sur les actions menées dans la lutte contre les médicaments contrefaits au Togo.

Parmi ces actions, celles qui visent à empêcher l’entrée de ces produits falsifiés dans le pays. C’est ainsi que les forces de défense et de sécurité (douane, police, gendarmerie) mènent des actions concertées. Ce qui abouti à des saisines régulières opérées chaque année, parfois en collaboration avec Interpol.

Face à l’ampleur de ce phénomène, le ministre de la Santé a également mentionné le renforcement de plusieurs mécanismes et services pour lutter contre la prolifération des faux médicaments. C’est le cas de l’unité d’homologation du ministère de la Santé ; la Centrale d’Achats des Médicaments Essentiels et Générique (CAMEG) ; le renforcement de l’inspection pharmaceutique, et même du laboratoire de contrôle de qualité des médicaments.

Toujours selon le ministre Mijiyawa, il a été constaté que les bénéfices du trafic servent à alimenter les réseaux de blanchiments de capitaux et du financement du terrorisme. C’est dans cette optique que les autorités togolaises mènent également des actions de sensibilisation.

D’ici quelques jours, l’initiative de Lomé, sera l’opportunité de se doter d’un arsenal juridique.  Chaque pays pourra ainsi renforcer son dispositif national de lutte ; tout en durcissant la chasse aux trafiquants.

Clément Gado

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